Interview de Monsieur Rouquayrol De Boisse

Rouquayrol De Boisse
Directeur juridique, fiscal et conformité
AXA France
Intervenant EFE, formation « Lutte anti-blanchiment en assurance »
22 et 23 mars 2012, Paris

La Rédaction Analyses Experts : Depuis la 3e directive, la cartographie des risques a-t-elle évolué ?

Rouquayrol De Boisse : Il faut rappeler que la lutte anti-blanchiment existe depuis les années 2000. Ce passage à la troisième directive a contribué à renforcer le formalisme ainsi que les procès.

La troisième directive a fait évoluer la cartographie des risques en englobant la branche IARD. Cette dimension et obligation constante de vigilance a entraîné l’investissement dans de nouveaux outils informatiques.

Nous avons travaillé sur les alertes et les critères permettant de transmettre une information critique avec un nouveau seuil de déclenchement.

Cependant, la 3e directive n’a pas modifié les responsabilités. Elle laisse la responsabilité à l’intermédiaire en relation avec le client.

La Rédaction Analyses Experts : Au-delà de la pure mise en conformité règlementaire, y a-t-il des bénéfices à tirer de la mise en place de ces procès ? Assiste-t-on à la naissance d’une culture du risque ?

Rouquayrol De Boisse : La transposition de la 3e directive, cumulée à l’émergence d’un régulateur commun, devrait conduire à une plus grande homogénéité des règles contre la lutte contre le blanchiment en banque et assurance.

La mise en place des procès constitue une amélioration, inévitable bien entendu, de la connaissance du client. Nous avons une refonte de la première phase du contact client : connaissance et obligation d’information. La vision antérieure était plus contractuelle.

Nous assistons à un changement de culture marketing de l’assureur qui s’intéresse davantage au client qu’au produit et donc d’une approche produit vers une approche globale client. L’installation de cette obligation a conduit l’assureur, et donc AXA, sur une autre dimension de la connaissance du client.

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