Blockchain et grands groupes, où en sommes-nous ?

Il y a environ un an de cela les grandes entreprises étaient en pleine expérimentation sur la technologie blockchain. La plupart avaient lancé un POC (Proof-of-concept) ou un prototype ou encore un pilote, bref les directions innovation ou quelques personnes influentes avaient réussi à débloquer des phases de tests pour mieux comprendre l’intérêt de cette technologie, ses enjeux et ses impacts. À cette même période de nombreux experts annonçaient 2018 comme l’année des mises en production. Alors où en sommes-nous concrètement ?

Quel que soit le secteur d’activité, les entreprises qui ont passé le cap de l’apprentissage ont aussi intégré les spécificités de la blockchain, et pas seulement d’un point de vue technique. En effet, les problématiques juridiques et règlementaires ont été disséquées par les professionnels de ces sujets et les grands comptes sont un peu plus matures de ce point de vue. Pour ce qui est du passage de l’expérimentation à la mise en production, plusieurs annonces réalisées ces derniers mois ont permis de confirmer le passage en production de certains cas d’usage en France et à l’étranger :

  • Ainsi, Carrefour a pu prouver que grâce à la blockchain, ils avaient trouvé une solution pour garantir la traçabilité de bout en bout dans la chaîne logistique du poulet. Une première qui va maintenant être déclinée à d’autres produits alimentaires.
  • AXA a lancé avant même la fin de l’année 2017 le produit d’assurance paramétrique fizzy qui permet de se faire rembourser tout ou partie de son billet d’avion en cas d’annulation ou de retard de vol.
  • Dans le secteur bancaire, 9 acteurs dont font partie entre autres la Société Générale, Natixis ou encore Santander, ont créé une joint-venture du nom de we.trade qui permet de régler les problèmes de transaction entre acheteurs et vendeurs dans le commerce international, aussi appelé trade finance.
  • Toujours dans la banque, la Banque de France a lancé la plateforme MADRE qui permet de décentraliser le registre d’identifiants créanciers SEPA et l’attribution de ces identifiants.

Au-delà d’avoir réussi à démontrer l’intérêt de cette technologie dans leur business, des annonces ont été faites au début de l’été concernant au moins 2 sociétés du CAC 40 qui sont en train de réfléchir à lancer une levée de fonds en cryptomonnaies. Nous devrions en savoir plus dans les prochaines semaines, même si la question de l’intérêt et de la pertinence d’une approche de ce type pour les grandes entreprises reste tout à fait discutable.

Finalement, à côté de la folie des cryptomonnaies qui est passée aussi vite qu’elle a émergé, les entreprises ont compris qu’elles pouvaient utiliser la blockchain comme un moyen de régler de vrais problèmes métiers et apporter de la valeur à leurs clients. Les startups elles aussi ne sont pas en reste avec des projets tout à fait disruptifs qui ont fait parler d’eux en réalisant une ICO (Initial Coin Offering) pour se financer et développer des solutions qui risquent de révolutionner très prochainement la vie de tout un chacun.

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Sébastien BOURGUIGNON

Principal

MARGO cabinet de conseil en IT

Sébastien BOURGUIGNON interviendra aux côtés de grands experts de la blockchain et de la crypto-finance lors de notre conférence «  Adopter la blockchain et la crypto-finance? » des 21 et 22 novembre 2018 


Pour en savoir plus:

EFE vous donne l’opportunité de rencontrer Sébastien BOURGUIGNON qui interviendra sur le thème suivant : « Comment réussir son ICO?  » les 21 et 22 novembre 2018 . Il répondra notamment aux questions ci-après :

♦ Quels sont les facteurs de succès et d’échec des ICO ?
♦  Comment utiliser au mieux ce nouvel outil de financement ?
♦ Quel est le montage d’une ICO sur le plan technique ?

Découvrez ici le programme et nos experts de la conférence sur « Adopter la blockchain et la crypto-finance? »

 

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